mercredi, juillet 29, 2009

Le baiser de la princesse

Au fond du boudoir
entouré d’une belle simplicité…
j’ai vu les anges du soir
dans l’air d’été.

Et j’ai rêvé d’avoir le pouvoir…
de chanter comme un troubadour
sans que personne puisse me voir
une chanson d’amour.

J’ai osé ouvrir mon cœur sur Terre
sans me poser des questions,
pendant que les étoiles étaient claires
dans un monde d’illusions….

J’ai eu la sensation de sentir une caresse…
Un baiser qui exprimait un secret…
Celui d’une princesse,
qui me dévoilait un trajet…

Qui était-elle?
Celle qui était couverte de blanc,
coiffée de fleurs et d’une beauté surnaturelle…
et qui m’a fait rêver pendant un instant…?

Dans la sagesse de mon boudoir,
Il ne me reste qu’un souvenir…
Au clair de lune, j’ai vu un ange un soir,
m’offrir tout simplement un sourire…

René de Navarre © 28 Juillet 2009

dimanche, décembre 21, 2008

Les couleurs



Un jour, les couleurs du monde ont commencé à se quereller… Chacune disait qu’elle était la plus belle… la plus importante… la plus utile… la favorite!

Vert dit : Je suis définitivement la plus importante. Je suis le signe de la vie et de l’espoir. J’ai été choisie par les champs, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux ne vivraient pas. Regardez un pré de montagne et vous constaterez que je suis majoritaire.

Bleu l’interrompt : Tu ne penses qu’en fonction de la terre mais considère le ciel et la mer. C’est l’eau qui est la base de la vie. Le ciel offre l’espace, la paix et la sérénité.

Jaune riait sous sa cape : Vous êtes tellement sérieuses vous autres ! Moi, j’apporte le rire, la gaieté, la chaleur dans le monde. Le soleil est jaune et les étoiles aussi. Chaque fois que vous regardez un tournesol, le monde entier se met à rire. Sans moi, il n’y aurait pas de plaisir.

Orange n’est pas d’accord : Je suis la santé et la force. Je suis précieuse parce que j’apporte de la vie à l’humanité. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, citrouilles, oranges, mangues et papayes. Je ne suis pas toujours là à l’année, mais quand j’éclaire le ciel à mon lever et à mon coucher, ma beauté est telle que personne ne pense à aucun d’entre vous.

Rouge ne peut s’empêcher de crier : Je suis la vie de chacun de vous. Je suis le sang… le sang de votre vie. Je suis la couleur du danger ou de la bravoure. Je suis toujours prête à me battre pour une bonne cause. Je suis la couleur de la passion et de l’amour.

Violet se lève de toute sa grandeur. Elle est très grande et dit avec grande pompe : Je suis la couleur royale, la couleur du pouvoir. Les rois, les chefs et les archevêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et du pouvoir. Les gens ne me questionnent jamais ! Ils écoutent et obéissent.

Indigo se lève à son tour : Pensez à moi. Je suis la couleur du silence. Vous ne me remarquez pas mais sans moi, vous deviendrez superficielles. Je représente la pensée et la réflexion, la nuit et les eaux profondes. Vous avez besoin de moi pour votre équilibre.

Et toutes ces couleurs sont parties, chacune convaincue de leur unique supériorité. Leur querelle est devenue de plus en plus importante avec les jours. Soudainement, un éclair apparut et un bruit de roulement tonnerre se fit entendre. La pluie se mit à tomber. Les couleurs ayant très peur se sont toutes rapprochées les unes des autres pour se réconforter.

Au milieu de la clameur… Pluie est apparue : Vous autres, stupides couleurs, vous disputant, chacune essayant de dominer l’autre… ne savez-vous donc pas que vous êtes toutes faites pour un besoin unique et spécial ? Joignez-vous et venez à moi. Faisant ce qu’on leur demandait, les couleurs se sont réunies. Pluie a continué à parler : À partir de maintenant, quand il pleuvra, chacune de vous s’étirera dans le ciel en une demi boucle pour vous rappeler que vous pouvez vivre dans la paix.

Cet arc-en-ciel sera un signe d’espoir pour demain. Et quand une grosse pluie lavera le monde et qu’ensuite l’arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, souvenez-vous de vous apprécier l’une et l’autre. L’amitié est comme un arc-en-ciel. Rouge est comme une pomme, tendre jusqu’au noyau. Orange, comme une flamme qui ne s’éteint pas. Jaune, comme le soleil qui éclaire votre journée. Vert, comme les plantes qui ne cessent de grandir. Bleu, comme l’eau si pure. Violet, comme une fleur prête à éclore. Indigo, comme un rêve qui meuble votre cœur.

Auteur inconnu


mardi, décembre 02, 2008

L'amitié

Quelqu’un a dit un jour que ''les amitiés à vie peuvent montrer des leçons de vie à une personne, des choses sur lesquelles tu dois bâtir, afin d'avoir une fondation solide en émotions. Ton travail est d'accepter la leçon : aimer la personne et mettre en valeur tout ce que tu as appris d'elle afin d'aider d'autre dans ta vie personnelle.''
...Alors, si les câlins étaient des feuilles,
Je te donnerai un arbre,
Et si la vie était une planète,
Je te donnerai une galaxie,
Et surtout n’oublies pas que si l' amitié était une vie,
Je te donnerai la mienne.''

mardi, juillet 29, 2008

L'amour c'est ...

L'amour est la plus universelle,
la plus formidable et la plus mystérieuse
des énergies cosmiques.
Pierre de Chardin

dimanche, février 24, 2008

Horloge

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit :
"Souviens-toi !"Les vibrantes
Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison
Trois mille six cents fois par heure la Seconde

Chuchote: Souviens-toi!- Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! Prodigue!
Esto memor!
( Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi,
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
La gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide,
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,

Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le Repentir même ( oh! la dernière auberge! ),
Où tout te dira : Meurs vieux lâche! il est trop tard!

Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)

samedi, février 23, 2008

Prélude

Je voulais te la dire,
Dans la simplicité claire
De mon bonheur,
Sans une image, sans une fleur,
En n'y mêlant que la lumière
Et l'air où je respire.

Je voulais te la dire,
Ma première chanson,
Presque les lèvres closes,
Et comme si, tous deux, nous songions
La même chose,
En le même sourire;
Avec des motsSi frais, si virginaux,
Avec des mots si purs,
Qu'ils tremblent dans l'azur,
Et ensemble dits
Pour la première fois au paradis.

De mon mystèrieux voyage
Je ne t'ai gardé qu'une image,
Et qu'une chanson, les voici:
Je ne t'apporte pas de roses,
Car je n'ai pas touché aux choses,
Elles aiment à vivre aussi.
Mais pour toi, de mes yeux ardents,
J'ai regardé dans l'air et l'onde,
Dans le feu clair et dans le vent,
Dans toutes les splendeurs du monde,
Afin d'apprendre à mieux te voir
Dans toutes les ombres du soir.

Afin d'apprendre à mieux t'entendre
J'ai mis l'oreille à tous les sons,
Écouté toutes les chansons,
Tous les murmures, et la danse
De la clarté dans le silence.

Afin d'apprendre comme on touche
Ton sein qui frissonne ou ta bouche,
Comme en un rêve j'ai poséSur l'eau qui brille, et la lumière
Ma main légère, et mon baiser.

Charles Van Lerberghe (1861-1907)

mercredi, février 13, 2008

Le vin des amants



Aujourd'hui l'espace est splendide !

Sans mors, sans éperons, sans bride,

Partons à cheval sur le vin

Pour un ciel féerique et divin !

Comme deux anges que torture

Une implacable calenture,

Dans le bleu cristal du matin

Suivons le mirage lointain !

Mollement balancés sur l'aile

Du tourbillon intelligent,

Dans un délire parallèle,

Ma soeur, côte à côte nageant,

Nous fuirons sans repos ni trêves

Vers le paradis de mes rêves !


Charles Baudelaire